En cette journée internationale des droits de la femme, je vous propose de revenir sur l’ensemble des engagements pris et actions faites dans le cadre de notre combat collectif dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Avant 2017

Il a fallu attendre 2017 pour que la question de l’égalité femmes-hommes, avec la lutte contre les violences conjugales, soit une priorité politique en en faisant la grande cause du quinquennat. Il y a quelques années, les féminicides étaient considérés comme des « crimes passionnels » et le tabou autour de ses violences persistait.

Depuis 2017, nous brisons le silence et mettons en œuvre des mesures fortes pour lutter contre ce véritable fléau que représente les violences conjugales.

Nos convictions

La lutte contre les violences faites aux femmes est le 1er pilier de la Grande cause du quinquennat du Président de la République qui a été lancée le 25 novembre 2017.

Nous nous sommes fortement mobilisés en instaurant un Grenelle contre les violences conjugales comprenant 11 groupes de travail. 54 mesures ont été engagées afin de mieux prévenir, mieux protéger et mieux lutter contre la récidive. 88% d’entre elles sont actuellement effectives, les autres le seront prochainement. En 4 ans, 4 lois ont permis de renforcer la protection des femmes et des enfants victimes de violences.

Ce que nous avons fait

Mieux prévenir

• Pour mieux prévenir les violences intrafamiliales, le gouvernement a annoncé et déployé de nombreuses mesures, comme le renforcement de la formation pour tous les professionnels et en particulier pour les magistrats et les forces de l’ordre. Ces derniers sont les premiers remparts contre les violences. A ce titre, près de 90 000 policiers et gendarmes et 100% des élèves ont été formés à l’accueil de la parole des victimes.

• Nous avons également développé la possibilité pour les femmes victimes de violences de déposer plainte hors du commissariat, notamment dans certains hôpitaux.

• 70% des homicides conjugaux ayant eu lieu en 2021 sont le fait d’un mis en cause qui n’avait fait l’objet d’aucun signalement antérieur pour violences conjugales (point de vigilance il ne s’agit pas que des féminicides). C’est pour cela que nous avons mené une campagne de sensibilisation pour la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, car l’État ne peut pas protéger les femmes de situations dangereuses dont il n’a pas connaissance.

• Depuis le 30 août 2021, le numéro d’écoute 3919 est accessible jour et nuit 7j/7 afin d’écouter et réorienter les victimes et les témoins de violences sexistes et sexuelles.

• Cette extension a permis également aux femmes victimes vivant dans les Outre-mer de pouvoir bénéficier de ce service qui leur était fermé compte tenu du décalage horaire. lutte contre les violences intra-familiales avecvous.fr

Mieux protéger

• Depuis décembre 2020, le gouvernement a mis à disposition des juridictions 1 000 bracelets antirapprochement et 3000 téléphones grave danger, nous passerons à 5000 cette année. Ces dispositifs permettant de sauver des vies étaient trop peu utilisés. Il en sera mis à disposition autant que de besoin.

• L’augmentation sans précédent de ces dispositifs permet à chaque juridiction de disposer de moyen de protection immédiat. Les ordonnances de protection, sont décidées en 6 jours contre 32 en moyenne auparavant.

• Par ailleurs, le nombre d’ordonnance de protection délivrées en 3 ans a augmenté de +140%.

• Une femme victime de violence ne peut pas être protégée si elle n’est pas mise à l’abri. Dans ce sens, nous avons augmenté de 80% le nombre de place d’hébergement en 5 ans, portant à près de 9.000 le nombre de place d’hébergements en France. A l’augmentation du nombre de places s’ajoute une importante revalorisation du coût à la place permettant un accompagnement social de qualité des victimes.

• Pour lutter contre la récidive, nous avons ouvert 30 centres de prise en charge des auteurs qui, depuis leur ouverture, ont suivi 6 000 formations.

• Afin de protéger immédiatement les enfants d’un parent violent, les auteurs de violences conjugales peuvent voir leur autorité parentale suspendue. Par ailleurs, nous avons suspendu le droit de visite et d’hébergement des enfants mineurs aux parents violents.

• Enfin, nous reconnaissons l’emprise et permis la levée du secret médical pour le médecin lorsque les violences mettent la vie de la victime en danger immédiat.

Mieux sanctionner

• Nous avons systématisé le retrait des armes du conjoint dès le dépôt de plainte afin d’éviter les drames.

• Pour aller plus loin, la prescription des crimes sexuels commis sur mineurs a été allongée à 30 ans à partir de la majorité de la victime et le crime de viol est désormais présumé quand il est commis avec contrainte sur une victime de moins de 15 ans.

• Nous avons reconnu le suicide forcé comme étant une circonstance aggravante du harcèlement moral et doublé les peines lorsque le harcèlement a conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider.

• Enfin, nous luttons fortement contre le harcèlement moral en interdisant l’usage de logiciels espions utilisés par les auteurs de violences pour espionner et suivre les victimes.

Perspectives

D’ici la fin de l’année, nous allons renforcer l’accueil des victimes au sein des commissariats et des gendarmeries en doublant le nombre d’enquêteurs spécialisés et en créant 200 postes supplémentaires d’intervenants sociaux. Au total, nous aurons 4 000 enquêteurs et 600 intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie sur l’ensemble du territoire. Nous avons également annoncé la création d’un fichier des auteurs de violences conjugales permettant un partage accru des informations et une meilleure coordination entre la police et la justice. Enfin, parce que la prise de conscience doit se faire dès le plus jeune âge, nous instaurons une semaine de prévention dans tous les établissements scolaires qui aura lieu à l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, permettant de développer la culture de l’égalité et de lu