Je me suis toujours engagé à être transparent sur mes actions sur le terrain et mes missions à l’Assemblée Nationale. A travers mes communications sur les réseaux sociaux, mon site internet, mes lettres semestrielles distribuées dans vos boites aux lettres et lors des rendez-vous pris à ma permanence, j’attache une grande importance à partager mon activité et les actualités du parlement. Pour aller toujours plus loin dans ce sens, j’ai décidé de mettre en place une Newsletter qui vous sera envoyée par mail chaque début de mois et retracera les temps forts du mois précédent. Ce nouveau temps de partage sera l’occasion d’approfondir avec vous certains sujets.

Je vous souhaite donc une belle lecture !

Sur le terrain

Lancement des 80 territoires lauréats du label « Cités éducatives » pour faire des quartiers défavorisés des lieux de réussite républicaine.

Jeudi 5 septembre, j’assistais aux côtés des ministres Jean-Michel Blanquer et Julien Denormandie au lancement des Cités Educatives. Retour sur la genèse et les objectifs de ce dispositif ambitieux pour nos jeunes.

Le Président de la République a placé l’enjeu éducatif au cœur de l’émancipation de la jeunesse des quartiers populaires. Afin de donner tout son sens à la promesse républicaine d’égalité des chances, un travail collectif de l’ensemble des acteurs et institutions mobilisés autour de l’Ecole est plus que jamais nécessaire. En effet, plusieurs études montrent que les parcours scolaires en France sont fortement corrélés au niveau social des familles et à l’environnement proche de l’enfant tandis que, dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, la concentration de ces difficultés sociales accentue ces phénomènes.

Au-delà des dispositifs et moyens déjà mis en œuvre dans le cadre d’une politique volontariste (dédoublement des classes de CP et CE1, développement de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, plan mercredi, dispositif « devoirs faits », etc.), nous sommes convaincus que c’est par une stratégie locale ambitieuse, un engagement continu ainsi qu’une coordination étroite des acteurs éducatifs, que nous pourrons contrer les logiques de ségrégation et de décrochage à l’œuvre dans nos quartiers. Ainsi, et sur proposition des ministres concernés, le gouvernement a décidé de proposer la mise en place de « cités éducatives », à la fois nouveau cadre collectif de travail et nouveau cap à fixer dans les sites où le défi éducatif est le plus ambitieux. 

Le programme de la « cité éducative » sera co-animé par le ministère de la ville et du logement et le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, chargés de coordonner l’action des différents ministères et établissements publics avec l’appui des inspections générales.

 » C’est par l’école qu’il est possible de lutter à la racine contre les déterminismes et les assignations, c’est par l’école qu’on élève le niveau général et qu’on œuvre à la justice sociale. Les cités éducatives, dont le cœur est le collège du quartier, vont permettre de fédérer tous les acteurs et d’offrir aux enfants une éducation de qualité sur le temps scolaire, périscolaire et extrascolaire » Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

« Je me félicite du travail conduit avec les élus afin que les cités éducatives voient le jour dès cette rentrée. Les cités éducatives s’appuieront et permettront d’amplifier le travail des acteurs de terrain – professeurs, parents, collectivités, associations – en faveur de la réussite de la jeunesse des quartiers populaires, une belle preuve d’une grande équipe pour la réussite républicaine. »
Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement

L’enjeu est double :

  • Elaborer et déployer une stratégie éducative ambitieuse, afin de renforcer la persévérance scolaire, les aspirations individuelles et les perspectives ouvertes, afin de réduire significativement les écarts de réussite avec les jeunes des autres quartiers de la ville et de l’agglomération
  • Bâtir un écosystème de coopération des acteurs éducatifs autour de l’Ecole, afin de faciliter l’exercice convergeant des responsabilités éducatives des familles, des enseignants, des personnels concernés, des collectivités locales, des intervenants sociaux et plus largement de tous les adultes concernés. Cette alliance éducative permettra l’accompagnement personnalisé des enfants vers la réussite depuis le plus jeune âge jusqu’à l’insertion professionnelle, dans tous les temps et espaces de vie

C’est toujours un honneur d’accompagner la connaissance de nos institutions aux jeunes de nos villes

Rentrée parlementaire rime aussi avec la reprise des visites à l’Assemblée Nationale. Collectifs citoyens, groupes scolaires, associations, j’attache une grande importance à faire découvrir mes missions en tant que député.

Plus de 25 établissements scolaires ou associations de civils de notre circonscription ont pu visiter et découvrir l’Assemblée Nationale.

Dernièrement, j’ai pu accueillir les élèves du collège Doisneau de Clichy-sous-Bois le 17 septembre. Je suis toujours ravi de voir à quel point nos enfants s’intéresse très tôt au fonctionnement de notre République. En effet, l’occasion de ces visites sont aussi et surtout l’occasion pour moi de répondre à leurs questions toujours très riches de sens et nombreuses : fonctionnement de l’institution, travail des parlementaires, organisation des commissions… ils sont admirablement intarissables.

Au-delà des visites organisées à l’Assemblée Nationale avec des établissements de la circonscription, j’attache une grande importance à multiplier les temps d’échanges avec les élèves de nos villes (Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Livry-Gargan, Le Raincy, Vaujours). Raison pour laquelle, je me rendrai très prochainement dans la classe de ces élèves pour les aider à approfondir leur connaissance des institutions de notre République.

D’ailleurs, j’ai découvert, non sans fierté, que les élèves de la classe de madame Canovas de l’école Paul Bert de Coubron faisait part de leur visite à l’Assemblée Nationale dans leur dernière Newsletter. Un dossier complet et détaillé y est présenté. Bravo aux élèves pour ce beau travail de fond !

À l’Assemblée Nationale

Le Grenelle contre les violences faites aux femmes a été lancé le mardi 3 septembre.

L’occasion de rappeler les tristes et alarmants chiffres publiés pour l’année 2018 par la Délégation aux Victimes travaillant auprès du Ministère de l’Intérieur :

  • On dénombre 180 victimes tuées dans le cadre de violences au sein du couple.  Pour l’ensemble de ces affaires, 51 auteurs se sont suicidés.
  • Les violences au sein du couple sont donc à l’origine de 231 décès en 2018
  • 57 enfants étaient présents sur la scène de l’homicide ou au domicile et 82 enfants sont devenus orphelins à la suite des homicides au sein du couple.

Devant l’ampleur de la situation, un numéro spécial a été mis en place pour venir en aide aux femmes victimes de violences. Ce numéro de téléphone est gratuit et anonyme. Il a un rôle d’écoute, d’information et d’orientation est accessible 7 jours sur 7 (de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedis, dimanches et jours fériés). Ce numéro garantit l’anonymat des personnes appelantes mais n’est pas un numéro d’urgence comme le 17 par exemple qui permet pour sa part, en cas de danger immédiat, de téléphoner à la police ou la gendarmerie.

A cette occasion, j’ai assisté, aux côtés du ministre Julien Denormandie et d’Olivier Klein, aux échanges qui ont eu lieu au commissariat de Clichy-sous-Bois sur le sujet des violences faites aux femmes avec les acteurs de terrain (commissariat, associations, professionnels de la santé, les élus, etc.) : témoignages des acteurs présents sur leur quotidien, retours sur les procédures mises en place (accueil des victimes, signalement, stage de violences conjugales, lien avec le procureur référent, etc.), présentations des besoins (délais d’attente pour la réponse pénale, hébergement, sensibilisation à faire auprès des jeunes, etc.).

Loi mobilité pour améliorer concrètement les déplacements au quotidien pour tous les citoyens et dans tous les territoires

Le projet de loi mobilités a été adopté, le 17 septembre, en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Le texte, Jean-Baptiste Djebarri, secrétaire d’État aux transports, a obtenu 364 voix en sa faveur contre 130 et 52 abstentions.

La loi mobilité s’organise autour de 5 chantiers :

  • Apporter des solutions de mobilité à tous et dans tous les territoires : l’objectif de supprimer les trop nombreuses « zones blanches » de la mobilité, en s’assurant que sur 100 % du territoire une autorité organisatrice est bien en charge de proposer des offres de transport alternatives à la voiture individuelle. Il s’agit aussi que l’action des différentes autorités organisatrices soit bien coordonnée.
  • Accélérer la croissance des nouvelles solutions de mobilité : l’objectif de permettre l’émergence de nouvelles solutions de mobilité, en tirant à la fois parti des nouvelles formes de mobilité (covoiturage, flottes en libre-service, véhicules autonomes…) et des nouvelles offres multimodales qui les agrègent. L’enjeu est de faire de l’innovation un levier pour répondre aux nombreux besoins de mobilité non satisfaits. Il s’agit aussi d’organiser cet essor, qui doit se faire dans l’intérêt général et dans l’intérêt des travailleurs du secteur.
  • Réussir la transition écologique des mobilités : alors que les transports représentent le 1er secteur émetteur de gaz à effet de serre et une des principales sources de pollution de l’air, la LOI MOBILITES engage la transition de nos transports vers une mobilité plus propre. Il s’agit d’engager des actions cohérentes visant à la fois : à soutenir le développement de modes de déplacement les moins polluants, et à encourager la transition vers des véhicules propres. Exemples de mesures : le soutien à l’acquisition des véhicules propres, avec le bonus pour les voitures électriques et hydrogène neuves et le suramortissement pour les poids-lourds aux gaz, hydrogène ou électrique.
  • Des objectifs de transition du parc automobile professionnel, qui portent sur les flottes publiques, les flottes d’entreprises, et les flottes de taxi et de VTC.
  • Investir au service des transports du quotidien : mise en place d’une démarche inédite avec une programmation des investissements qui permet de sortir des promesses non financées du passé et de définir pour la première fois de façon claire, priorisée et financée la politique d’investissement dans les transports pour la prochaine décennie. Il s’agit d’investir beaucoup plus pour nos transports, mais aussi beaucoup mieux en donnant une priorité claire aux déplacements du quotidien. Une programmation des investissements 13,4 Md€ sur la période 2018-2022, soit une augmentation de 40% par rapport à la période 2013-2017. La programmation s’inscrit également dans la perspective d’une enveloppe quinquennale en progression à 14,3 Md€ sur la période 2023-2027.
  •  Les 3/4 des investissements pour les transports dans le quinquennat dédiés au ferroviaire (en ajoutant les 13,4Md€ d’investissements du projet de loi mobilités et les 3,6 Md€ investis chaque année par SNCF Réseau)
  • Assurer le bon fonctionnement des transports : mise en place d’une série de mesures concrètes visant à assurer le bon fonctionnement du secteur des transports, dans l’intérêt des usagers et des professionnels. Il s’agit ainsi d’actions favorisant l’accès à la mobilité dans les meilleures conditions de sécurité, de sûreté. Exemples de mesures : Un permis de conduire plus rapide et moins cher, des pièces détachées de voiture moins chères pour les automobilistes