Mardi 2 mars, nous avons adopté à l’unanimité (502 voix pour et O contre) le projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Avec ce texte ambitieux, la France se donne les moyens de lutter plus efficacement contre les inégalités et de mieux protéger les biens publics mondiaux, en particulier la santé, le climat, la biodiversité et l’éducation. Dans un contexte inédit de crise sanitaire mondiale, qui n’épargne aucun continent, la révision de la politique française de  développement  international  est  indispensable. En tant que député de la majorité, je salue l’engagement de mon groupe parlementaire dans ce combat qui vise à augmenter l’aide publique au développement.

Ce projet de loi est la traduction concrète des engagements du président de la République pour accroître et améliorer l’aide au développement en permettant à la France de lutter plus efficacement contre la pauvreté et les inégalités.

Fruit d’un large travail de co-construction avec la société civile, les diasporas, les collectivités territoriales et tous  les  acteurs  du  développement,  ce  projet  de  loi fait  de  la  lutte  contre  la  pauvreté  et  les  inégalités mondiales l’objectif central de notre politique de développement. Avec ce texte, ont été votées des avancées majeures pour améliorer la lutte contre les inégalités mondiales:

  • Nous augmentons l’aide publique au développement, en la portant à 0,55% du revenu national brut de la France à partir de 2022, contre 0,37% en 2017, conformément à l’engagement du président de la République
  • Nous  concentrons  cette  aide  vers  les  pays  les  plus  vulnérables  et  dans  les  secteurs  prioritaires  : santé, environnement et climat, égalité entre les femmes et les hommes, éducation, sécurité alimentaire, gestion de l’eau, traitement des crises et fragilités, accès aux droits humains
  • Nous inscrivons pleinement la politique de développement dans le cadre multilatéral que s’est fixé la communauté internationale en 2015 avec l’agenda 2030 des Nations unies, l’accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement
  • Nous modernisons l’aide au développement, notamment en renforçant l’évaluation de son efficacité. Cela passe par la création d’une commission indépendante d’évaluation,  chargée  de  contrôler  le  bon  usage  des fonds et leur impact – un Fonds d’innovation pour le développement sera également mis en place
  • Nous rénovons les méthodes d’action de la politique de développement, sous la forme d’un partenariat renouvelé avec les pays concernés, en particulier ceux d’Afrique, et avec tous les acteurs du développement en France
  • Nous renforçons l’architecture de pilotage de la politique de développement, notamment la tutelle de l’État sur les opérateurs, pour garantir des résultats concrets