Hier le Premier ministre Jean Castex, invité de la matinale de France Inter, a fait le point sur la rentrée et les mesures prises pour préparer et aborder au mieux la rentrée. Coronavirus, masques, télétravail, plan de relance…Retrouvez via cet article l’ensemble des éléments qu’il a évoqués.

PLAN DE RELANCE

Le Premier ministre a d’abord précisé que le plan de relance, déjà bouclé, serait présenté le jeudi 3 septembre, avec une priorité tournée vers l’emploi. Ce plan s’inscrit dans la continuité des décisions fortes et ambitieuses prise par le précédent Gouvernement face à la crise.

Jean Castex a précisé que ce plan de relance de 100 milliards d’euros (dont 40 milliards financés par l’Europe) n’entraînerait pas de hausse d’impôts. Il a indiqué, par exemple, qu’une dotation exceptionnelle de 2 milliards d’euros serait versée au secteur culturel, fortement touché par la crise.

EPIDEMIE DE COVID-19

Le Premier ministre a rappelé que « lutter contre l’épidémie est un défi collectif » et que tout le monde doit se sentir concerné, l’État assumant de son côté sa part de responsabilité.

HYPOTHESE D’UN RECONFINEMENT

Bien que ce ne soit pas son objectif, le Gouvernement a envisagé toutes les hypothèses, notamment des re-confinements localisés. Nous nous devons de continuer à être vigilants ensemble et poursuivre nos efforts.

MASQUES

À ceux qui remettent en cause le port du masque, le Premier ministre a répondu que « le masque est extrêmement utile », les appelant à « penser aux autres », en particulier aux personnes vulnérables et aux personnels soignants. D’une manière générale, il a appelé à l’esprit de responsabilité car « le virus est toujours là », et l’État ne baisse pas la garde.

L’objectif du Gouvernement est de tout faire pour que les Français reprennent l’école, le travail, leur vie sociale le plus normalement possible en se protégeant contre le virus. Le Premier ministre a confirmé également qu’il n’y aurait pas de distribution gratuite de masques par l’État pour tous les élèves.

Sur le sujet de la gratuité du masque, il n’y a pas de défaillance de l’Etat pour assurer que toutes et tous puissent être équipés. En effet, deux cas de gratuité, portés par l’État, existent :

  • pour les personnes vulnérables sur des critères médicaux avec une prescription médicale,
  • pour les familles aux ressources modestes : 50 millions de masques ont été distribués par la Poste à 3 millions de familles, soit 9 millions de Français.

Sur l’obligation du port du masque dans les entreprises à partir du 1er septembre :

  • Il est indispensable que la vie économique reprenne.
  • Des concertations ont eu lieu avec les partenaires sociaux sur les modalités.
  • Il faut aussi envisager une part de télétravail si possible et l’organiser.

 CULTURE

  • L’État a déjà déployé des dispositifs forts et justifiés (+ 2 milliards supplémentaires dans le plan de relance).
  • Le Conseil de défense d’hier a décidé que le port du masque serait obligatoire au cinéma et au théâtre, avec respect de la distanciation physique.
  • Le Gouvernement travaille à compenser le secteur culturel des pertes de recettes liées à l’épidémie.
  • La jauge pour les événements culturels / sportifs /manifestations reste à 5.000 personnes.
  • Il faut néanmoins prendre en compte la configuration des lieux de spectacles/stades ainsi que la circulation virale localement.
  • Dans les départements où la circulation est forte, les préfets ne pourront pas déroger à cette règle des 5.000 personnes et pourront même interdire ces événements (décision du Conseil de défense).
  • A contrario, une souplesse pourrait être apportée selon la taille des stades si la situation est favorable à tous points de vue (Stade de France par exemple).

SECURITE

  • Les actes de violence récents sont à condamner car ils mettent en cause le pacte républicain.
  • Des poursuites ont été engagées, des sanctions prises, mais il faut progresser, tout en renforçant la prévention.
  • Un plan d’action chiffré sera présenté dans les prochaines semaines.

JUSTICE

Le budget va augmenter pour renforcer le service de la justice :

  • Dès sa prise de fonction, le Premier ministre a demandé la création de 250 postes sur le budget actuel.
  • Sur le Projet de loi de finances 2021, 550 emplois supplémentaires seront créés (greffiers, magistrats), avec un accent mis sur les juges de proximité.