En cette période estivale, je souhaite faire avec vous un point sur une loi promulguée en août 2018 et sur laquelle je me suis énormément engagé : loi visant à renforcer la lutte contre les rodéos urbains motorisés

Retours sur le travail parlementaire auquel j’avais participé

Le phénomène de rodéo urbain touche très durement notre territoire. Interpelé par de nombreux riverains et commerçants inquiets, j’avais pris activement part aux différents groupes de travail menés sur le sujet pour préparer la loi.

Ainsi lors de l’examen du texte à l’Assemblée, nous avions rappelé qu’en 2017, près de 9000 rodéos, aussi appelés «cross bitume», avaient été constatés dans les zones urbaines par la police nationale. Un chiffre qui atteignait même la barre des 15 000 lorsqu’on parlait des interventions de la police et de la gendarmerie.

Retour sur les contours de cette loi

Cette loi «renforçant la lutte contre les rodéos motorisés» permet d’avoir à disposition de nouvelles sanctions pour les motos, les quads et autres types de véhicules «qui compromettent la sécurité des usagers de la route ou qui troublent la tranquillité publique».

Elle prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, qui peut aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement si l’auteur des faits a consommé de l’alcool ou des stupéfiants.

La loi assure aussi le droit aux policiers de confisquer le véhicule impliqué dans l’infraction commise, de suspendre ou d’annuler le permis de conduire du pilote et d’imposer un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Le texte crée également le délit d’incitation au rodéo et prévoit la confiscation obligatoire (voire la destruction) des véhicules ayant servi à commettre des infractions ainsi que l’annulation du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans.

Où en sommes-nous aujourd’hui, deux ans après ?

Plus de 39000 interventions pour des rodéos sauvages ont été réalisées par les forces de l’ordre ces deux dernières années, aboutissant à 672 condamnations. Et pendant le confinement : 337 infractions ont été relevées en Ile de France.

Nourri de mes échanges avec les commissariats de la circonscription et les polices municipales, vous pouvez compter sur mon engagement pour continuer à m’impliquer dans le groupe de travail mis en place entre les députés et le ministère de l’intérieur sur ce fléau.