Comme rappelé par le Président de la République lors de son interview télévisée : dans le contexte sanitaire, économique et social complexe que nous connaissons, la première urgence, ce sont les jeunes. Ainsi, le gouvernement a présenté, jeudi 23 juillet, un Plan Jeunes d’une enveloppe globale de 6,5 milliards d’euros sur deux ans avec en mesure phare une aide de 4 000 euros pour favoriser 450 000 embauches d’ici au mois de janvier.  Retrouvez l’ensemble des annonces concernant ce Plan dans cet article.

Le plan « Un jeune, une solution » comporte trois dimensions :

  1. Favoriser l’embauche des jeunes par des incitations financières pour les entreprises.
  2. Mieux qualifier les jeunes vers les emplois nouveaux.
  3. Favoriser les parcours d’insertion pour les jeunes éloignés de l’emploi.

Favoriser l’embauche des jeunes par des incitations financières pour les entreprises.

Le plan est destiné à faire face à l’arrivée de près de 800.000 jeunes sur le marché du travail à la rentrée.

  •  4.000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021

L’État crée une compensation de charges de 4.000 euros à destination des entreprises. Cette compensation, qui vaut pour tout contrat d’au moins trois mois jusqu’à 2 SMIC, sera de 1.000 euros chaque trimestre pendant un an maximum. Objectif : embaucher 450 000 jeunes de moins de 25 ans.

  • Prime à l’embauche d’un alternant allant jusqu’à 8.000€ pour les entreprises

Le plan reprend la mesure, en vigueur depuis le 1er juillet, pour l’embauche de jeunes en alternance d’ici à fin février 2021 : 5.000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8.000 euros pour un majeur. Ainsi, les jeunes des centres de formation et d’apprentissage bénéficieront concrètement du plan de relance dès cet été.

Mieux qualifier les jeunes vers les emplois nouveaux

  • Le plan prévoit 200.000 places supplémentaires dans les filières de formation, dont 100.000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes proposées dans les métiers d’avenir (transition écologique, santé, numérique, et secteurs prioritaires du plan de relance).
  • Objectif : le Gouvernement table sur la signature de 230.000 contrats d’apprentissage et 100.000 contrats de professionnalisation.

Favoriser les parcours d’insertion pour les jeunes éloignés de l’emploi

En plus des 100.000 missions supplémentaires en service civique sur deux ans, le plan prévoit, au total, 300.000 parcours d’insertion, dont 20% dans le secteur marchand.

  • Sont ainsi prévus 60.000 « Contrats initiative emploi » (CIE) pour des jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion, dont une partie du salaire est financée par l’État.
  • Dans le secteur associatif ou public, les « Parcours emplois compétences », au nombre de 94.000 en 2019, seront augmentés de 60.000 en 2021.
  • Le plan prévoit aussi 150.000 entrées en « Garantie jeunes » en 2021 (contre 100.000 initialement programmées). Ce dispositif d’insertion est géré par les Missions locales pour les jeunes sans emploi ni formation, avec un accompagnement renforcé pendant un an et une allocation mensuelle de 497 euros.