Aujourd’hui, les élèves des écoles et collèges peuvent reprendre les chemins des écoles. Cette « rentrée en classe» est une étape importante dans le processus de déconfinement dans lequel nous sommes entrés. Nous pouvons nous en féliciter collectivement tout en continuant à rester attentifs et vigilants, ensemble.

En effet, le virus n’est pas encore complétement combattu. Et bien que nos vies aient été bousculées ces dernières semaines, nos travaux dans l’hémicycle et en commission n’ont jamais cessé. Ainsi, vous retrouverez dans ce résumé, l’ensemble des travaux auxquels j’ai participé au cours de la semaine passée.

Au-delà de ces travaux à l’Assemblée Nationale, je continue bien évidemment à rester à votre disposition. Afin de continuer à bien respecter les règles sanitaires en vigueur, je me tiens à votre disposition par mail (permanence.stephaneteste@gmail.com) et sur rendez-vous à ma permanence située à Livry-Gargan (téléphone : 01 41 54 69 48).

Lundi, dans le respect des gestes barrières et des règles sanitaires en vigueur dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, j’ai pu recevoir à ma permanence des habitants des villes de ma circonscription (Clichy-sous-Bois, Coubron, Livry-Gargan, Le Raincy, Montfermeil, Vaujours).

Mardi, j’étais présent à l’Assemblée Nationale pour les habituelles réunions de groupe, de commissions et séance en hémicycle.

Mercredi, j’ai participé aux travaux portant sur la proposition de loi sur la fonction de directeur d’école. En tant que vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation mais aussi parce que fils de directeur d’école et ancien directeur d’école moi-même, ce sujet revêt une dimension très personnelle pour moi.

La question de la reconnaissance des missions et responsabilités des directeurs d’école n’est pas nouvelle. Les directeurs d’école sont des enseignants qui assurent des responsabilités de direction en plus de leur charge d’enseignement dans 85 % des écoles, sans réel pouvoir de décision. C’est pourquoi nous souhaitons proposer une loi qui vise à créer une fonction de directeur d’école afin de donner à nos directrices et directeurs d’école un cadre juridique leur permettant d’exercer les missions qui leur sont confiées. Les directeurs d’école ont beaucoup de responsabilités mais il leur manque d’une part le temps et les moyens pour remplir leurs missions, d’autre part un cadre juridique leur permettant d’asseoir leur légitimité – cette légitimité qui leur fait défaut.

Aujourd’hui la direction d’une école est une grande responsabilité, un engagement à temps plein, quel que soit le temps réservé à cette mission. Cette fonction s’apparente pourtant à un second emploi, ne générant pas d’avancement de grade, n’accélérant que peu le déroulement de la carrière. La seule reconnaissance est une bonification indiciaire, allant de 200 à un peu plus de 400 € en fonction de la taille de l’école.

La crise sanitaire que nous traversons, depuis le mois de mars 2020, a montré, une fois encore, le rôle primordial des directeurs d’école : ils sont des véritables de cadres de l’éducation nationale. Après avoir paré l’urgence de la mise en place de la continuité pédagogique et la gestion de l’accueil des enfants des soignants, leur travail s’est poursuivi pour maintenir le lien avec leurs collègues, proposer un tutorat sur l’usage des outils numériques disponibles, préserver le lien avec les familles et les collectivités, inventer des nouvelles manières de communiquer, remonter et croiser les informations avec les différents acteurs en charge du suivi pédagogique des élèves, etc. 

La situation des directeurs d’école est étroitement liée à l’organisation même de l’école primaire française qui se caractérise par sa territorialité communale et sa variété. La France fait maintenant figure d’exception au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) par l’absence d’établissements (au sens juridique) et de chefs d’établissement dans l’enseignement primaire.

La rentrée scolaire 2019, placée sous le signe de l’école inclusive, a pleinement mobilisé les directrices et directeurs d’école pour mettre en œuvre et orchestrer cette avancée sur le terrain, une mission de plus, sans moyens de plus. Nous faisons tous aujourd’hui le constat d’un mal‑être général des directeurs d’école qui conduit à s’interroger sur la définition même de leurs missions.

Nous souhaitons que les directeurs soient reconnus pour leurs missions et responsabilités spécifiques. Ils dirigent une école avant tout, administrativement et pédagogiquement. Ils accueillent les élèves et leurs familles, sont les interlocuteurs à la fois des collectivités territoriales, de l’institution, des partenaires. Ils veillent au bien‑être de tous, à la réussite de chacun, au bon fonctionnement de l’ensemble.

Jeudi a été marqué par une avancée sociale forte de sens : la revalorisation des pensions de retraite des agriculteurs. Nous nous y étions engagés : nous portons le seuil minimal de retraite à 85% du SMIC, soit 1025€ nets mensuels, pour l’ensemble des agriculteurs retraités, présents et futurs. En tant que député de la majorité je salue cette avancée sociale concrète qui améliorera le quotidien des agriculteurs, et qui était attendue de longue date.

Les retraités agricoles font partie de ceux qui ont les pensions les plus faibles. Aujourd’hui, les deux tiers des agriculteurs qui partent en retraite ont une pension inférieure à 1 000 €. Nous réparons ainsi une injustice et renouvelons notre reconnaissance envers les acteurs du monde agricole, dont le rôle est essentiel.

Jeudi a aussi été le temps de la mémoire. Nous avons célébré les 80 ans d’un appel fort important pour notre république : celui du Général de Gaulle qui appelait les français à continuer le combat face à l’occupant. Diffusé en boucle pendant plusieurs jours, il deviendra l’acte fondateur de la Résistance, et le symbole de la résilience française.

Cet appel fort de sens ne doit pas être oublié et en tant qu’élu de la République, je continuerai à rappeler que nous ne devons jamais renoncer dans notre combat face au totalitarisme et nous devons continuer, ensemble, à rester fidèles aux valeurs de la France. Bien que retenu ce jour-là en séance à l’Assemblée Nationale, j’ai été ravi de pouvoir me rendre en fin de journée à la commémoration organisée par la Ville du Raincy ,aux côtés du maire et des élus. Ce fut l’occasion de revoir avec plaisir Axel Robin brillant étudiant raincéen que j’avais eu le plaisir d’accueillir en stage l’an passé et qui a lu cet appel qui a transformé le Général de Gaulle en « voix et souffle de la France libre ».

La fin de semaine dernière a été marquée par la Convention citoyenne pour le climat qui s’est réunie pour voter les propositions élaborées par les groupes de travail avant de remettre hier, à l’exécutif, son rapport pour réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.

La Convention Citoyenne pour le Climat, c’est quoi ?

La Convention Citoyenne pour le Climat, expérience démocratique inédite en France, a eu pour vocation de donner la parole aux citoyens et citoyennes pour accélérer la lutte contre le changement climatique. Elle a eu pour mandat de définir une série de mesures permettant de baisser les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Le Président de la République s’est engagé à ce que ces mesures puissent devenir des propositions législatives et réglementaires et qu’elles soient soumises “sans filtre” soit à référendum, soit au vote du parlement, soit à application réglementaire directe.

Voici quelques-unes de propositions :

  • Créer les conditions d’un retour fort à l’usage du train au-delà des voies à grande vitesse
  • Réduire la TVA sur les billets de train de 10% à 5,5%
  • Développer un plan d’investissement massif pour moderniser les infrastructures, les matériels roulants et les gares pour en faire des pôles multimodaux (lien avec les voitures, cars, vélos, etc.)
  • Mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation de l’atteinte de la performance climat du Plan Stratégique National (PSN)
  • Mettre en compatibilité le Plan Stratégique National (PSN) avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB), le Plan National Santé Environnement (PNSE), la Stratégie Nationale de lutte contre la Déforestation Importée (SNDI)
  • Permettre la participation des citoyens, entreprises locales, associations locales et collectivités locales aux projets EnR (énergies renouvelables)
  • Créer une obligation d’affichage de l’impact carbone des produits et services
  • Développer puis mettre en place un score carbone sur tous les produits de consommation et les services
  • Etc.

Vous pourrez retrouver l’ensemble des propositions sur le site dédié dont voici le lien : https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/

Vendredi soir, c’est avec honneur et fierté que j’ai participé à ma première visite de quartier avec Olivier Klein et la nouvelle équipe municipale de Clichy-sous-Bois.

Enfin ce weekend, j’ai pu rendre visite aux filles de UF Clichois pour leur reprise de l’entraînement, et à leur entraîneur David Leblanc qui a su les garder mobilisées pendant le confinement en leur organisant des défis à réaliser à distance. Un moment de partage, de retrouvailles, de bonheur simple. Merci à elles ainsi qu’à leur entraineur pour leur accueil toujours aussi chaleureux.