De lundi à jeudi, nous avons examiné en commission le projet de loi sur l’audiovisuel, intitulée Souveraineté culturelle à l’heure du numérique. Ce projet de loi a pour objet de venir se substituer à la loi de 1986 devenue obsolète avec l’émergence et le développement d’Internet et il sera débattu en hémicycle à partir du 30 mars .
A travers plusieurs amendements, je m’attache à renforcer la lutte contre le piratage des programmes cinématographiques et sportifs.  Très attaché à ce que le service public puisse continuer à retransmettre de grands événements sportifs, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, je souhaite porter au débat que les chaînes publiques puissent recourir, à titre dérogatoire et encadré, à la publicité après 20h00. Rappelons qu’Amazon a remporté les droits de diffusion des nocturnes de Roland Garros rendues possibles par la couverture du toit.

Jeudi, toujours mobilisé en commission sur le projet de loi audiovisuel, j’ai pu aller saluer avec grand plaisir les élèves de CM2 de mon ancienne école Jaurès de Clichy-sous-Bois. Je rendrai visite à ces élèves dans leur classe dans deux semaines pour répondre à l’ensemble de leurs questions et remarques sur leur visite mais aussi sur ma mission de député.

Vendredi, j’ai pu regagner ma permanence parlementaire située à Livry-Gargan pour y recevoir des habitants de ma circonscription. En fin de journée, je me suis rendu au loto organisé à l’école Maternelle Jean Macé. Ce fut  un moment convivial et chaleureux au cœur d’une école dynamique. Encore merci à la directrice Françoise Hasslerr pour son invitation.

Samedi j’ai participé au traditionnel banquet des seniors organisé à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Un moment toujours aussi fort en émotion lors duquel nous pouvons rendre hommage à nos seniors, eux qui ont tant fait pour nos quartiers et qui continuent à en faire vivre l’esprit convivial avec beaucoup de bienveillance.

La journée de dimanche a quant à elle été marquée par la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Déclarée grande cause du quinquennat du Président de la République, l’égalité entre les femmes et les hommes mobilise l’ensemble du Gouvernement et s’inscrit dans une stratégie forte et ambitieuse.

Ainsi je profite de ce résumé pour vous faire part des résultats dévoilés par le ministère du Travail. Ces résultats sont ceux de l’index égalité professionnelle – index créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, pour mettre fin aux inégalités de salaire et de carrière entre les femmes et les hommes dans le monde du travail.

Le principe « à travail égal, salaire égal » est inscrit dans la loi depuis 46 ans. Malgré cela, la rémunération des femmes reste en moyenne inférieure de 9% à celle des hommes, et l’écart de rémunération est de 25% en moyenne dans une carrière.

Quels résultats en 2020 ?

  1. Les entreprises, grandes ou petites, se sont emparées de l’index puisque deux tiers des 40 000 entreprises en France ont déjà publié leur index en 2020 : 81 % des entreprises de plus de 1000 salariés, 71 % des entreprises de 250 à moins de 1000 salariés et 49% des entreprises de 50 à 250 salariés.
  2. L’index a déjà produit, en un an, des améliorations concrètes pour les femmes dans les entreprises, notamment en matière d’augmentation de salaire après un congé de maternité.
  3. L’index montre aussi qu’il y a encore des progrès à faire, notamment sur le plafond de verre : dans 50% des grandes entreprises, dans les 10 plus hautes rémunérations il y a au moins 9 hommes.
  4. L’index des entreprises de plus de 1.000 salariés est publié ce vendredi sur le site du ministère du Travail. Cette exigence de transparence constitue la garantie que l’index fera bouger les lignes.

Rappel : comment fonctionne l’index égalité femmes-hommes ?

L’index doit être calculé et publié chaque année par toutes les entreprises d’au moins 50 salariés. Il couvre 9 millions de salariés, dont plus de 4 millions de femmes. Il est constitué de 5 indicateurs qui donnent une note sur 100 :

  • L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes.
  • L’écart d’augmentation entre les femmes et les hommes.
  • L’écart de promotion entre les femmes et les hommes
  • Le respect de l’obligation d’augmenter chaque femme revenant de congé de maternité.
  • La part des femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations.

L’obligation de publication de la note de l’index égalité femmes-hommes concerne les entreprises d’au moins 1.000 salariés depuis le 1er mars 2019. Elle s’applique à celles d’au moins 250 salariés depuis le 1er septembre 2019, et à celles d’au moins 50 salariés depuis le 1er mars 2020. Avec l’index égalité professionnelle, on passe d’une obligation de moyens à une obligation de résultats, grâce à quatre leviers :

  • La prise de conscience des inégalités entre femmes et hommes.
  • La transparence des résultats et son impact en termes de réputation, qui oblige les entreprises à bouger (par exemple, négocier une enveloppe de rattrapage salarial).
  • L’identification des problèmes et donc des leviers d’action, qui ne sont pas les mêmes dans chaque entreprise/
  • La sanction financière en cas de non publication de l’index ou d’une note inférieure à 75.

Enfin, la journée de dimanche s’est terminée au stade Thierry Rolland où une pluie de buts s’est abbatu : le F.C. coubronais U 18 a conforté sa placé de leader en battant Bagnolet 7/2