Après avoir disparu de l’hexagone dans les années 50, ce véritable fléau a fait son grand retour et la Seine-Saint-Denis n’est pas épargnée.

Les punaises de lit, qui mesurent entre 5 et 7 mm et peuvent pondre 7 à 9 œufs par jour, ne cessent aujourd’hui de proliférer et sont très difficiles à éliminer. Dans ce contexte, une opération inédite va être menée en France et plus spécialement dans notre département, sur la base d’un test mené sur la ville de Stains. Une méthode expérimentale qui combine chambre froide et traitement à la vapeur sèche. L’hôpital Avicenne a même été sollicité pour mettre en place un protocole scientifique pour vérifier l’efficacité du processus de décontamination.

En 2018, l’article 142 de la loi ELAN a complété les obligations du bailleur : « tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaitre de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé, exempt de tout infestation d’espèces nuisibles et parasites, répondant à un critère de performance énergétique minimale et doté des éléments le rendant conforme à l’usage d’habitation »

Les responsabilités de chacun sont donc aujourd’hui les suivantes : le propriétaire si l’infestation est antérieure à l’entrée dans le logement, le locataire si celle-ci intervient postérieurement. Toute à difficulté réside dans le fait de prouver que l’infestation est antérieure à la prise du logement ou à l’inverse que le locataire est à l’origine de l’introduction des punaises de lit et que celle-ci n’est pas imputable à un défaut d’entretien du bailleur.

Les punaises de lit sont un problème de santé publique et je veillerai à faire avancer les travaux sur ce sujet afin que notre département n’en soit plus victime. Et c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe de travail initié sur le sujet par mon collègue d’Alsace Bruno Studer.