L’école est le pilier de notre action pour lutter contre les inégalités de destin. Nous avons pris des mesures pragmatiques dès le début de cette mandature. C’était une des promesses d’Emmanuel Macron, et en tant que député de la majorité, je me suis engagé à ce qu’elles voient le jour.

Le dédoublement des classes 

Nous avons tenu l’engagement de réduire à 12 le nombre d’élèves par classe en CP et CE1 dans les REP et REP +.

Commencée dès septembre 2017, la mesure bénéficie aujourd’hui à plus de 300 000 élèves par an et cette mesure sera étendue à la grande section de maternelle des 2020 : soit 6 000 classes en plus dans ce dispositif inédit.

L’école obligatoire dès 3 ans

25 000 … c’est le nombre d’enfants de moins de 6 ans qui ne sont pas scolarisés aujourd’hui. Par l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans nous allons changer cela.

Par ailleurs, si nous sommes convaincus qu’il faut renforcer le poids et le rôle de l’école maternelle, nous n’en oublions pas pour autant les 16-18 ans, qui sont chaque année environs 20 000 à sortir du système scolaire.

A partir de 2020, une formation ou un apprentissage leur sera systématiquement proposé dans le cadre du plan pauvreté.

Par ailleurs, si nous sommes convaincus qu’il faut renforcer le poids et le rôle de l’école maternelle, nous n’en oublions pas pour autant les 16-18 ans, qui sont chaque année environs 20 000 à sortir du système scolaire. A partir de 2020, une formation ou un apprentissage leur sera systématiquement proposé dans le cadre du plan pauvreté.

Petit-déjeuner gratuit et cantine à 1€

Après avoir lancé une expérimentation en avril dernier dans 8 académies (Amiens, La Réunion, Lille, Montpellier, Nantes, Reims, Toulouse et Versailles), les petits-déjeuners gratuits et la cantine à 1€ ont été généralisés dès cette rentrée scolaire pour 100 000 écoliers de territoires prioritaires (zone REP, REP + ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales où « le besoin social est identifié »). Le ministère de l’Education nationale pilote ce dispositif et a d’ores et déjà annoncé que 6M€ seraient débloqués en 2019 pour financer cette mesure. Pour 2020, 12 millions d’euros en année pleine ont été budgétés. A noter, que les modalités de mise en œuvre de ces mesures sont laissées à l’appréciation du local.

Redonner du sens au Baccalauréat

L’examen ne prépare pas assez efficacement aux études supérieures auxquelles il donne pourtant accès.

L’organisation actuelle de l’examen repose sur des épreuves finales beaucoup plus nombreuses que chez nos voisins européens. La concentration d’un grand nombre d’épreuves dans un temps très court n’est pas satisfaisante : elle ne récompense pas les efforts réalisés par les candidats dans la durée et pose des difficultés organisationnelles.

4 principes inchangés :

  • Le bac est obtenu à partir d’une moyenne générale de 10/20
  • Il n’existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
  • Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
  • L’oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance

Il n’y aura plus de séries en voie générale

L’organisation du lycée général et technologique, comme les programmes d’enseignements, vont évoluer pour préparer au nouveau baccalauréat. Il n’y aura plus de séries en voie générale mais des parcours choisis par chaque lycéen en fonction de ses préférences et de ses ambitions.

Le lycée offrira trois types d’enseignements :

  • Un large socle de culture commune, humaniste et scientifique, ouvert aux enjeux de l’avenir.
  • Des disciplines de spécialités choisies par l’élève et s’accentuant entre la première et la terminale (trois disciplines en classe de première puis deux en terminale parmi les trois suivies en première). Ces disciplines bénéficient d’horaires significatifs permettant de proposer des programmes ambitieux et de donner du temps aux élèves pour les apprentissages. Des enseignements facultatifs permettront, en outre, à l’élève de compléter son parcours.
  • Des enseignements nouveaux permettront aux élèves de partager une culture scientifique, d’apprendre à coder et de comprendre les grands défis du monde contemporain. Sera mis en place un temps d’aide à l’orientation tout au long du lycée pour préparer les choix de parcours et, à terme, l’entrée dans l’enseignement supérieur. Les élèves seront accompagnés selon les horaires prévus dans le cadre des marges d’autonomie des établissements (groupes à effectifs réduits, pédagogie différenciée, etc.).

La voie technologique conserve son organisation actuelle en séries. Des ajustements seront apportés pour proposer un socle de culture commune articulé avec les enseignements de spécialité et l’aide à l’orientation

Les épreuves finales : 60% de la note finale

Comme aujourd’hui, chaque lycéen présentera une épreuve anticipée écrite et orale de français en fin de première. En classe de terminale, il présentera quatre épreuves finales :

  • Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat.
  • Une épreuve écrite de philosophie : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l’esprit critique dans la formation des jeunes générations.
  • Un oral d’une durée de 20 minutes préparé tout au long du cycle terminal : savoir s’exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l’aisance à l’oral constitue un marqueur social, il convient justement d’offrir à tous les élèves l’acquisition de cette compétence. L’épreuve orale repose sur la présentation d’un projet préparé dès la classe de première par l’élève. Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par l’élève et un échange à partir de ce projet permettant d’évaluer la capacité de l’élève à analyser en mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment scientifiques et historiques. Le jury sera composé de deux professeurs.

Le contrôle continu : 40% de la note finale

Le contrôle continu reposera sur des épreuves communes organisées au cours des années de première et de terminale. À titre indicatif, ces épreuves communes pourront avoir lieu en janvier et avril de l’année de première, puis en décembre de l’année de terminale. L’organisation relèvera des établissements. Pour garantir l’égalité entre les candidats et les établissements scolaires, une « banque nationale numérique de sujets » sera mise en place, les copies anonymes seront corrigées par d’autres professeurs que ceux de l’élève. Une harmonisation sera assurée. Les bulletins scolaires seront pris en compte pour une part limitée (10%) de la note finale afin de valoriser la régularité du travail de l’élève.

Le calendrier des épreuves finales

Les épreuves de spécialités seront passées au retour des vacances de printemps. Les épreuves de français en première, de philosophie en terminale, et l’oral auront lieu à la fin du mois de juin afin que toute l’année scolaire soit mise à profit.

Et ce n’est pas fini, d’autres vastes sujets sont en cours, pas tous d’autres législatifs : violences à l’école, inclusion, directeur d’école, etc. Sur ce dernier sujet en particulier, au-delà de l’aspect émotionnel et dramatique de l’actualité récente, un travail et une réflexion profonde sont en cours sur la question des directeurs d’école.

Enfin rappelons que depuis 2017, le budget dédié à l’éducation augmente d’1M par an.