Le Président de la République, Emmanuel Macron, a présenté mardi 18 septembre son Plan Santé pour renforcer l’offre de soins avec un investissement de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022 et la suppression du numerus clausus en 2020.

En voici les principales mesures :

  • Un Plan doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros :

Les crédits de l’Assurance maladie augmenteront de 2,5 % l’an prochain, soit près de 400 millions d’euros supplémentaires. Le plan global sera doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022. Dans le détail, près de 1,6 milliard d’euros seront consacrés à « la structuration des soins dans les territoires », 920 millions à l’investissement hospitalier, 500 millions à la « transformation numérique » et 420 millions à « l’évolution des métiers et des formations ».

  • Suppression du numerus clausus :

Baptisé « Ma santé 2022 », cet acte II de la rentrée sociale du président comporte une cinquantaine de mesures, dont la suppression du numerus clausus et de la première année commune aux études de santé. Ainsi, le concours qui a traumatisé des générations d’étudiants ainsi que les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes) auront disparu en 2020.

  • Création de 4000 postes d’assistants médicaux

Le Gouvernement financera la création de 4 000 postes d’assistants médicaux, afin de « décharger » les médecins des tâches administratives et de certains actes simples. Avec ce temps médical « regagné », les médecins seront priés d’accepter de nouveaux patients et d’assurer des consultations sans rendez-vous en journée, jusqu’à 20 heures.

Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite que dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecins généralistes à exercice partagé ville-hôpital puissent être financés et envoyés dans les territoires prioritaires pour lutter contre les déserts médicaux.

  • Mettre la qualité au cœur du système de santé

– En allant vers une limitation progressive la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte, pour qu’elle ne représente pas plus de 50 % des modes de financement de l’hôpital. « Il faut qu’au lieu de payer uniquement à la quantité, on commence à payer aussi à la qualité des soins qui sont donnés, y compris payer bien des gens qui ont décidé de ne pas faire un acte. »

– En créant des financements au forfait pour la prise en charge du diabète et de l’insuffisance rénale à l’hôpital dès 2019. Ils seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies.

– En évaluant la qualité des soins à partir de l’expérience des patients. « Nous allons leur demander de donner leur satisfaction de l’acte qu’ils ont subi, en termes de récupération, par exemple, et cette note sera rendue publique progressivement, parce qu’il faut que les professionnels sachent comment ils sont évalués pour s’améliorer » (ibid.)

– En remettant le soignant au cœur de l’organisation, notamment par l’élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux