Le président de la République, Emmanuel Macron, a présenté ce jeudi 13 septembre la  Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Le chef de l’État souhaite « enrayer les inégalités de destin qui se perpétuent de génération en génération » et permettre aux gens de « sortir de la pauvreté ».

Le plan sera doté de 8 milliards d’euros répartis sur quatre ans.

Voici les principales mesures annoncées par Emmanuel Macron :

 

  • La création d’un « service public de l’insertion ».

Le Président souhaite que l’État aide les départements à mieux accompagner les personnes les plus éloignées de l’emploi, notamment bénéficiaires du RSA, en créant un « service public de l’insertion ». Ainsi, à partir du 1er janvier « chaque personne qui s’inscrit au revenu de solidarité active (RSA) pourra avoir un rendez-vous dans le mois », dans « un lieu unique », pour bénéficier d’un accompagnement. « L’objectif est de ‘réhumaniser’ le parcours de retour à l’emploi ».

 

  • La création d’un revenu universel d’activité

Ce revenu sera « universel car chacun pourra y prétendre dès que ses revenus passeront en dessous d’un certain seuil ». Il s’agira en quelque sorte d’un revenu de dignité.

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  • Des repas à la cantine à 1 euro

Le président souhaite développer les repas à un euro dans les petites communes et les quartiers prioritaires. « L’alimentation est un droit fondamental des enfants qui peine à être garanti », a déclaré le chef de l’État, souhaitant un « accès à la cantine plus universel » avec des repas à un euro. Actuellement, plus d’un Français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1200 euros a indiqué avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants.

 

  • Plus de crèches dans les quartiers prioritaires

Le plan prévoit également d’ouvrir davantage les crèches aux enfants de quartiers prioritaires ou défavorisés – via des bonus financiers aux collectivités -, de créer un fonds pour financer des petits-déjeuners dans les écoles prioritaires. De même, le président souhaite passer de 40 à 300 crèches à vocation d’insertion professionnelle d’ici 2020. Au total, 50 millions d’euros seront consacrés à l’aide sociale à l’enfance. Par ailleurs, un fonds d’innovation sociale de 100 millions d’euros diffusera sur tout le territoire de nouvelles méthodes d’apprentissage.

 

  • Hausse du nombre de contrats d’insertion par l’activité économique

Le chef de l’Etat a confirmé le coup de pouce que le gouvernement entend donner aux contrats d’insertion par l’activité économique (IAE), qui s’adressent à des personnes très éloignées de l’emploi. Sur le quinquennat, le nombre de ces contrats aidés sera porté de 100.000 à 240.000.

 

  • L’obligation de formation passera de 16 à 18 ans

Pour les jeunes, l’obligation de formation passera de 16 à 18 ans. En outre, le dispositif « garantie jeune », pour les 16-25 ans les plus éloignés de l’emploi, sera étendu à « 500.000 jeunes avant la fin du quinquennat », contre 100.000 actuellement.

 

Le plan pauvreté présenté par le gouvernement témoigne d’une vraie connaissance des enjeux. L’insistance mise sur la petite enfance, sur la nécessité de proposer des solutions aux jeunes isolés qui sortent à 18 ans de l’Aide sociale à l’enfance, l’extension de la garantie jeune ou de l’expérience Territoire zéro chômeur, la volonté de développer l’Insertion par l’activité économique, la fusion de la CMU-C et de l’ACS pour faciliter l’accès à la complémentaire santé, la simplification annoncée des demandes d’aide pour lutter contre le non-recours, sont des mesures qui vont dans le bon sens, selon moi.